La peur s’immisce partout, dans l’inconnu, le tragique, l’étrange et même l’absurde. Une peur qui interroge et nous (r)attrape à tout moment du récit, fidèle à cette atmosphère dérangeante où le quotidien se dérobe et se révèle étranger à lui-même…
Programme de la soirée :
Lévitan : cette nuit-là de Jean Aurenche (Publicité, 1932, 2 min.)
Renaissance de Walerian Borowczyk (1963, 9 min.)
Terror in the Night de Jean-Pierre Ganancia (Publicité, 1959, 2 min.)
Cauchemar (Publicité, 1975, 1 min.)
L’Utopie ou bien la mort de Tadanari Okamoto (1973, 2 min.)
La Jetée de Chris Marker (France, 1963, 28 min.)
La Jetée
Une explosion nucléaire a détruit Paris. Les survivants se réfugient dans les souterrains de Chaillot où des scientifiques soumettent les prisonniers à des expériences spatio-temporelles pour la survie de l’humanité. Un homme est choisi pour sa fixation sur un souvenir : enfant, sur la grande jetée d’Orly, il a été marqué par le visage d’une femme qui regarde un homme mourir à ses pieds
Photo-roman mythique de Chris Marker, La Jetée est un voyage vertigineux à travers le temps, une méditation métaphysique sur l’amour et la mort, sur le pouvoir et la violence, et une leçon de montage. Ce chef-d’œuvre est fondateur de tout un pan du cinéma d’anticipation et de science-fiction.